La loi d'orientation des mobilités (LOM), entrée en vigueur fin 2019, a renforcé la place de la mobilité dans le dialogue social. Concrètement :
- Les entreprises réunissant au moins 50 salariés sur un même site doivent intégrer l'amélioration de la mobilité domicile-travail dans leurs négociations annuelles obligatoires (NAO).
- En l'absence d'accord, l'employeur doit élaborer un plan de mobilité employeur.
- Sur une zone d'activité regroupant plusieurs de ces employeurs, mutualiser la démarche via un PDIE ou un PDZ permet d'atteindre la taille critique nécessaire pour des solutions réellement efficaces (covoiturage, navettes, aménagement des horaires).
Les collectivités et leurs autorités organisatrices de la mobilité (AOM) ont intérêt à impulser ces démarches : elles complètent le réseau de transport là où il ne dessert pas bien les zones d'emploi, souvent sans investissement lourd.